J'ai (enfin) fini de lire Cryptonomicon de Neal Stephenson. Si les scénaristes de films et séries télé pouvaient avoir la même approche vis-à-vis de la crypto, voire de la sécurité, de l'informatique et des maths en général que dans ce bouquin on ferait un grand pas dans la démystification. On sent l'auteur qui s'est informé au lieu d'écrire des âneries.

L'intrigue est suffisamment captivante pour les 900 pages de l'édition que j'ai lue, avec les histoires d'une petite dizaine de personnes qui s'entre-mêlent entre l'époque contemporaine et la seconde guerre mondiale. Mon personnage préféré est sans doute Lawrence Waterhouse, un cryptanalyste légèrement autiste qui élabore une modélisation mathématique de la frustration sexuelle, entre deux cryptosystèmes à casser (son petit-fils, hacker cypherpunk n'est pas mal non plus).

En bonus dans le bouquin se trouve la description d'un véritable stream-cipher appelé solitaire qui s'utilise sans ordinateur, avec un simple jeu de 54 cartes. Dommage qu'il soit biaisé, le mode opératoire est amusant et on atteint tout de même une taille de clef potentielle de 237 bits.