Comme Sixième Sens, The Others est un film où l'histoire prend un sens complètement différent à la toute fin, lorsqu'un élément clef est révélé, prenant (on l'espère) le spectateur par surprise. C'est une façon de faire un poil frustrante à mon avis, puisqu'on est invité à repenser tout le film à la lumière de la révélation, à en vérifier la cohérence et se demander si on n'aurait pas dû se douter du fin mot de l'histoire plus tôt. Cela me laisse souvent un certain goût de supercherie et j'ai l'impression que les choses ne collent pas tout à fait. En peu comme dans Deux Soeurs dont la fin m'a vexé pour m'avoir surpris (et du coup, j'ai aimé ce film).

Mais dans The Others, c'est plutôt bien fait, j'ai bien aimé les acteurs et donc l'impression générale est bonne. Mon reproche principal est l'utilisation de la musique (violons grinçants et compagnie) caricaturale pour ce type de films à suspense.

Dans un registre complètement différent, Max est la (pénible) mise en scène de l'hésitation de Hitler entre l'art et la politique. Je suppose que cette anecdote est un classique des cours d'histoire sur la seconde guerre mondiale  « Et si Hitler avait été un meilleur peintre, peut-être que... ». Ici l'anecdote fait l'objet d'un film pesant d'une heure et demi et qui tourne en rond, parsemé de discussions stériles et pompeuses sur l'art, la politique et l'antisémitisme. J'ai trouvé la fin particulièrement pataude. Le film est à mon avis sauvé par la présence de l'acteur John Cusack.

Pour Exorcist, the Beginning je m'attendais à une merde. Je n'ai pas été déçu.