Ce vendredi j'ai fini de lire Moby-Dick, de Herman Melville. Ça faisait un moment que je me le trainais, c'est dire si c'était chiant. Dans un style grandiloquent et vieillot (forcément, vu l'époque), on se tape quelques centaines de pages de descriptions de baleines (passionnant, surtout que le narrateur commence par déclarer péremptoirement qu'il s'agit de poissons) entrelacées de quelques pages intéressantes où se déroule quelque chose qui ressemblerait, de loin, à une histoire.

Comme ça ne me suffisait pas, j'ai entrainé Laure voir la pièce ce même vendredi soir. Alors je ne comprends pas bien l'intérêt de jouer la chose en italien. On y perd l'accent de Nantucket. D'accord, c'était pénible dans la VO, mais en italien ça reste pénible, juste différemment. Surtout que le sur-titre ne nous a traduit que 50% à 60% du texte parlé. Sans parler des portions jouées dans ce qui pouvait être une approximation de langue des signes (va savoir, je ne parle pas cela).

Mais ça serait injuste de dire que la pièce était chiante parce qu'en italien. Par exemple ma voisine de droite parlait un italien impeccable, et ça ne l'a pas empêché de s'endormir pendant une bonne moitié de la pièce.

Dernier détail sympathique, pour symboliser l'arrivée d'une baleine on nous foutait deux spots puissants en pleine tronche, la moitié des spectateurs se protégeant tant bien que mal les yeux avec la main.

En conclusion, aussi bien la version livre que pièce de théatre n'aura pas été une franche réussite. Mais grâce à Bertrand je viens de commencer à lire To Say Nothing of the Dog, et ça démarre largement mieux.