Natacha m'a désigné pour participer à un schéma pyramidal où on ne gagne pas d'argent, c'est dire l'arnaque. Un peu comme chat-bite, le fun en moins.

En bon Erisien, je vais ne pas respecter le règlement, à savoir

  • ne pas mettre de lien vers Natacha qui m'a taggé,
  • ne pas mettre le règlement sur mon blog,
  • mentionner 6 choses ou moins qui me concernent ou pas et qui sont importantes, mais peut-être que non,
  • ne pas tagger 6 personnes à la fin de mon billet parce que je ne crois pas à ces mesures coercitives (mais si tu t'appelles Christophe ou Christian fais toi plaisir).

Voici donc quelques factoïdes me concernant.

J'ai fait du tir à la carabine étant petit. Il s'agissait de carabine à air comprimé avec laquelle je tirais sur cible en carton à 10m, en étant assis et la carabine reposant sur un coussin (c'était plus facile étant donné ma catégorie d'âge). J'étais plutôt bon, et sélectionné une année aux championnats de France. Le tir à la carabine m'a permis de développer la patience, la concentration, le goût de la précision, du silence et de la solitude, et d'apprécier ces qualités chez les autres ou, hélas, les regretter quand elles leur font défaut.

Je ne suis pas un « collectif ». Une victoire d'équipe ne me transporte pas de bonheur (même si c'est mieux de réussir), et une défaite d'équipe m'en touche une sans presque faire bouger l'autre. On s'étonnera peu donc que je déclare avoir copieusement détesté ma courte expérience de joueur de foot en club, rien de plus qu'une torture organisée et imposée, pour dévier aussi vite que possible vers les sports de raquettes.

On reste dans le sport, ou pas, on passe à l'art. Je fais de l'aïkido. L'intérêt de dire cela, c'est que ça dévoile plus de choses sur moi que mon simple emploi du temps. Si j'apprécie l'aïkido, et chacun a ses raisons, c'est à cause en partie de ma fascination pour la recherche « japonaise » (ou l'idée qu'on se fait de japonaise) du geste parfait, du placement idoine, de l'harmonie avec le déplacement de l'adversaire (pardon, du partenaire) qui l'emmène dans le déséquilibre et le neutralise sans lui infliger de dommage corporel, tout en lui faisait comprendre que c'était une très mauvaise idée d'attaquer. C'est un peu comme de pouvoir aspirer une nouille japonaise après l'avoir habillée de la juste quantité de sauce, et ne pas se mettre la moindre tâche sur le costard. Bref, l'aïkido c'est ce que j'ai trouvé de plus proche de mon héros Lu Tze dans Thief of Time.

Quatrième item, je suis fasciné par les religions, cultes, sectes, et croyances que l'humanité a su s'inventer avec beaucoup d'imagination depuis son histoire. Pour être franc, je ne comprends pas que ça ne fascine pas plus de monde. Du rôle ambigu que les croyances ont joué dans le développement de la civilisation, et qu'elles prétendent avoir encore le droit (voire le devoir) de jouer de nos jours, à leurs exigences plus ou moins absurdes imposées aux croyants, en passant par l'étude des mécanismes d'extension, de conversion et leur rhétorique, il y a vraiment de quoi s'occuper. Que les choses soit claires, ma démarche provient d'une approche "know your enemy", mais ça ne veut pas dire que j'aborde les religions et leurs adeptes avec hostilité.

Avec un sens de la transition qui va vous laisser pantois, je m'amuse à élever toute règle plus ou moins arbitraire qui m'amuse au rang de dogme indiscutable, dans le but évident de moquer les « vraies » religions (et aussi juste parce que c'est fun). C'est ainsi que je suis passé au sujet de la typographie par exemple d'une béate ignorance à un fanatisme concernant le bon usage des signes de ponctuation et leur espacement correct. Je soupçonne qu'il s'agit d'un tic fréquent chez les informaticiens. Évidemment, ça serait dommage de devenir vraiment dogmatique...

Est-ce encore un mystère pour vous ? Je suis développeur Debian et utilisateur de logiciels libres, pour des raisons éthiques (si si, j'en ai) ainsi que techniques.

Pour arriver à six (haha non, ça fait sept, je vous ai bien eu), je conclus en déclarant que j'exerce actuellement un métier qui n'est pas terriblement éloigné de celui qui me servait de réponse générique lorsqu'on me posait la question au collège de « ce que je voudrais faire plus tard », à une époque où il me semblait dommage de devoir un jour arrêter d'étudier (pour info, je répondais « prof de maths », c'est certainement moins sexy que spationaute mais je n'avais pas de prof spationaute au collège...).