Aujourd'hui je sèche le tournoi de go de Grenoble. J'ai décidé que 3 jours de tournoi me suffisait amplement.

Bilan : 6 parties jouées, une victoire et 5 défaites. L'ambiance était détendue et le cadre agréable contribue à l'atmosphère de tiens-c'est-presque-déjà-les-vacances. Je pense que j'ai pas mal progressé. D'après les conseils qu'on m'a donnés et ce que j'ai senti lors de mes parties, ce qu'il me manque c'est des tsumego, et jouer, jouer, jouer. J'ai aussi pu voir Fan Hui qui est venu commenter une partie de Toru.

Et je termine ce post par les règles du jeu qui va peut-être me permettre de rentabiliser mon goban malgré des amis rétifs au jeu de go lui-même, j'ai nommé le pétango. Il s'agit d'un jeu d'adresse, avant que je vous explique le jeu vous pouvez voir Toru jouer une partie de pétango.

Les règles donc. Les deux joueurs se font face autour du goban et chacun dispose pour ligne de jeu de la ligne du goban la plus proche (par exemple Noir a la ligne 1 et Blanc la ligne 19). Pour jouer son coup, un joueur doit placer une de ses pierres devant sa ligne de jeu et la propulser sur le goban vers la ligne adverse à l'aide d'un coup sec de son doigt. Tout angle est permis. Sa pierre doit s'arrêter après la ligne médiane (la ligne 10) et rester sur le goban. Il dispose de trois essais pour ce faire, et s'arrête au premier essai qui produit un coup valide. À chaque essai il convient de replacer sa pierre sur sa ligne de jeu (mais pas forcément au même endroit). On juge qu'une pierre a passé la ligne lorsque son centre a passé la ligne. Il est possible pour son adversaire de compter à haute voix les essais infructueux, afin de lui coller une saine pression. La pierre peut éventuellement décoller du goban et rebondir, cela ne constitue pas une faute. S'il ne parvient pas à propulser sa pierre dans le camp adverse au bout de trois essais, il a fait une faute et concède la manche à l'adversaire qui matérialise le point en capturant une de ses pierres. Si lors de l'un quelconque de ses trois essais le joueur commet une faute, il concède le point à l'adversaire et on passe à la manche suivante. Constituent une faute :

  • le fait de propulser sa pierre hors du goban,
  • toute collision entre la pierre lancée et une pierre déjà en place, peu importe sa couleur.

Lors d'une manche, les joueurs alternent leur coup jusqu'à ce que l'un d'eux commette une faute. Le goban est nettoyé de ses pierres entre chaque manche. Le perdant d'une manche débute la suivante, le débutant de la première manche étant tiré au sort (par exemple par nigiri). La partie s'arrête dès qu'un joueur a remporté le nombre de manches fixées en objectif (traditionnellement 7) et est déclaré vainqueur de la partie.

Variante : (partie à handicap) il est possible de déplacer la ligne médiane d'un ou plusieurs rang pour restreindre la surface acceptable d'un joueur (et augmenter celle de son adversaire).