J'ai commencé l'aïkido mardi dernier. Judogi neuf, ceinture blanche (débutant oblige) et tatanes de rigueur, ça ne rigole pas. Aïkido ça veut dire voie de l'esprit harmonieux, ou un truc comme ça. Un truc profond quoi. J'aurais bien aimé apprendre la voie de la tatane bondissante qui s'élève vers le ciel tel le cygne majestueux s'envole vers le soleil couchant de cette paisible journée d'automne et vient s'écraser dans ta gueule, mais je ne sais pas le dire en japonais (à part que ça finirait en « do ». À défaut je suggère d'abréger en une mixture d'anglais et de japonais : « inyourfacedo ») j'ai pris aïkido à la place.

Je plaisante. Je n'ai fait que deux séances et déjà je m'amuse beaucoup à rouler dans tous les sens, à chuter, à me faire tordre les articulations et me faire presser sur les nerfs pour me faire maîtriser au sol (ou le faire au partenaire quand j'arrive à exécuter la manœuvre). Et puis ainsi je suis enfin les traces de mon idole Steven Seagal et d'une certaine façon perverse, c'est vraiment la classe. Ou pas.