Quand j'étais petit (autour de 10 ans), je me souviens m'être posé des questions sur l'argent et sur le fonctionnement des actions en bourse et des emprunts, dont j'avais entendu parler par hasard. Acheter et vendre de l'argent contre quoi, je ne le savais pas bien, pour en avoir ensuite un peu plus, ça me perturbait.

Je ne savais pas que le problème avait été résolu plus de 100 ans auparavant par un Allemand originaire de pas si loin de chez moi :

Aller Mehrwert, in welcher besondern Gestalt von Profit, Zins, Rente usw. er sich später kristallisiere, ist seiner Substanz nach Materiatur unbezahlter Arbeitszeit. Das Geheimnis von der Selbstverwertung des Kapitals löst sich auf in seine Verfügung über ein bestimmtes Quantum unbezahlter fremder Arbeit.

tiré de Das Kapital, livre 1, fin du chapitre 16. Ou en français, dans l'édition que je lis en ce moment :

Tout plus-value, quelle qu'en soit la forme particulière, — profit, intérêt, rente, etc., — est en substance la matérialisation d'un travail non payé. Tout le secret de la faculté prolifique du capital, est dans ce simple fait qu'il dispose d'une certaine somme de travail d'autrui qu'il ne paye pas.