Cet après-midi j'avais le naïf espoir de réussir à ordonner un virement bancaire. Je ne suis pas téméraire non plus, j'avais décidé de rester au sein de l'Union Européenne; vous savez, le truc vachement bien qui facilite grandement les démarches administratives, le déplacement des personnes et les échanges culturels (accessoirement, ça sert aussi au commerce mais on sait tous que ce n'est pas son vrai but, l'Union Européenne c'est par et pour les peuples avant tout). Le machin tellement bien que la prochaine fois qu'on me demande de voter pour un truc je réponds "oui", sans même lire le texte, comme on me l'a si bien appris. Mais je digresse.

J'arrive donc fièrement équipé de toutes les informations que je croyais nécessaires. Avec l'IBAN et le numéro BIC, ainsi que l'adresse du bénéficiaire, on aurait tendance à penser que l'on dispose de toutes les informations utiles pour ordonner un transfert.

En fait, non. Il me manquait de plus l'adresse de la banque du bénéficiaire. Je sentais bien qu'un simple «Hum, Pays-Bas?» ne suffirait pas. C'est donc tout penaud que je suis rentré pour récupérer l'adresse de la banque et faire une nouvelle tentative, demain sans doute. Ce qui serait amusant si ce n'était pas lamentable à en taper la tête des guichetiers contre les murs (ou de leur chef ou quiconque a rédigé ce fabuleux formulaire d'"Ordre de transfert de fonds international"), c'est que l'IBAN, tout comme le BIC, sont chacun capable de déterminer de façon unique la banque du bénéficiaire (et quand je dis banque, je veux parler précisément du guichet) et donc, sa foutue adresse.

La Banque Postale, je ne te félicite pas. Si vous connaissez une banque qui égorge les bébés phoques mais qui ne les viole pas avant, faîtes savoir.