Il parait que ça s'échauffe un peu parce que ces couillons de militaires américains (un pléonasme au moins, mais je vous laisse le placer) ont bazardé un exemplaire du coran aux toilettes (notons qu'il existe des moyens plus simples, plus efficaces, et même plus écologiques de se débarasser d'un bouquin). Est-ce qu'on s'indigne parce que ça s'est passé à Guantaschtroumpf ? Ou bien est-ce que le complot mondial des plombiers n'a pas apprécié de voir cette belle tuyauterie dénigrée avec tant d'insouciance ?

Ce qu'on peut leur reprocher à mon avis, c'est de n'avoir même pas rentabilisé les feuilles en se torchant avec. Et là, les questions fusent: quel passage nettoie mieux les fesses ? Le salut de l'âme passe-t-il par la propreté de l'anus ? Quel «livre saint» est le mieux indiqué pour la toilette intime ? Admettons que les animaux n'ont pas d'«âme», compresser une bible pour en faire de la litière pour chat est-il un acte blasphématoire, et si oui pour le maître ou pour le chat ?

Il serait intéressant de publier divers textes (le coran, la bible, la constitution européenne — très tendance —, la loi de séparation de l'église et de l'État, ...) sur du papier toilette pour les mettre tous à égalité et engager un panel d'experts (il y en a bien pour tout) pour déterminer lequel est le plus plaisant aux fesses. En résumé: Délit de blasphème mon cul !