L'année 2016 est une année électorale aux USA. Il m'arrive parfois de me faire la réflexion qu'il est bien dommage de ne pas avoir le droit de participer à cette activité très symbolique de la démocratie dans le pays dans lequel je vis: le vote.

Des millions de citoyens américains vont décider du prochain président, et même si la fonction a moins d'influence qu'on a tendance à lui attribuer (en particulier quand il s'agit de « réparer l'économie »), il reste que le résultat aura probablement un impact sur ma vie. Ne pas avoir d'influence sur ce choix, c'est rageant.

Mais... est-ce que je n'ai vraiment aucune influence? En tant que legal permanent resident, j'ai le droit de contribuer financièrement aux campagnes politiques des candidats. Et si on se permet un certain nombre d'hypothèses simplificatrices, notamment:

  • que le candidat qui dépense le plus est très probablement élu;
  • que l'influence du vote, quantité abstraite que je ne définirais pas, est égale pour tout vote dans le pays;

et si on regarde les chiffres des élections récentes:

  • $5.3 milliards dépensés en 2008,
  • 129 millions de votes exprimés lors des élections 2012, parmi 241 millions de votants potentiels,

on se dit que je n'ai pas besoin de contribuer beaucoup pour exercer plus d'influence sur les élections qu'un citoyen américain votant mais n'ayant pas les moyens de contribuer financièrement. Quelques dizaines de dollars suffisent (environ $42, en fait).